jeudi 10 mai 2012

Prospérité = Croissance

Je n’ai jamais eu de cours d’économie. D’ailleurs, je n’ai jamais eu de réelles vocations en la matière. La vie m’y a amené.
En cette période de trouble, d’Euro trouble, je ne cesse de m’interroger.
Après le default de Lehmann Brother, la peur a envahi les marchés financiers. Le risque de crédit s’instaura dans tous les esprits et dans toutes potentielles transactions. Le pouvoir des agences de notations fut et est à l’image de cette peur, immense et systémique.
Le risque de default est omniprésent, la Grèce le plus mauvais élève européen…du moment en subit les conséquences. Plus grave que la crise irlandaise, les grecs sont dans une impasse.
La Grèce avait son tourisme et ses olives, la Croatie a les même paysage, il s’agit d’une version moins chère que la Grèce sans les olives ni acropole. Pour les Olives, les Maroccains en font à meilleur prix.
Fan de mythologie, le temps du mensonge est révolu. La Grèce est sur le point de devenir un pays africain. On redessine les frontières de l’Afrique; la pression exercée par Bruxelles (ou Berlin) sur la politique interne de la Grèce n’est point différente que les règles ancestrales (ou d’un autre siècle) du FMI et de la Banque Mondiale sur les pays africains.
En quoi cette crise était plus grave que les autres ? Le default de la Grèce entrainerait le default d’autres pays de la zone Euro, tel que le Portugal, l’Espagne, l’Italie et ne nous le cachons celui de la France…
Expulser le mauvais élève, ne semble pas déraisonnable, mais cette possibilité n’a pas plu aux instances dirigeantes européennes, en effet quelle image se ferait les investisseurs d’une Euro Zone unis quand tous va bien et sans concession quand il s’agit de délester les mauvais payeurs (enfin emprunteurs). Un credit spread à la hausse pour tous les pays fébriles, la pression serait accrue et permanente.
Il est intéressant de remarquer que sortir de l’Euro n’est point dramatique pour les Grecs, il s’agit là pour eux de la meilleur des solutions. Ils retourneraient a une souveraineté d’une monnaie nationale et reconstruirait leur pays sur des bases plus solides grâce a un contrôle de leur inflation. (en fait, une hausse de l'inflation, les forceraient à produire)
Les alternatives ne sont pas si nombreuses :
  • Les Grecs auraient pu vendre des le commencement de la crise, leur iles ou constitué un système de régions sponsorisées. Cela aurait calmé temporairement les marchés, En effet, les quelques milliers de goinfres du marché noire auraient pu trouver une façon de blanchir leur patrimoine acquis sur les clémences ou lachisme de l’Etat Grec.
  • Une création d’une seconde monnaie européenne, indexée sur la première, Euro Faibles. Cette solution long term, donne du leverage au membre de l’Euro zone en difficulté. Jouant sur le taux de change, cela consisturait une barrière claire et visible pour les marchés.

Les instances dirigeantes ont tranché en faveur d’une non solution. Endetter les grecs, jusqu’au cou et les chaperonner durant toute la durée de leur emprunt. Il est clair au vue de l’état de l’économie grecque, que leur servitude sera eternel dans le sens propre du terme. Les grecs nouveau africains, commencent à entrevoir la prison dans laquelle on risque de les enfermer, et ne sont pas contents, tandis que le reste de l’Europe commence à imprimer la planche à billets à coup de trillions.
Pour ceux qui se demandent comment peut-on d’un jour à l’autre estimer le besoin financier d’un tel « sauvetage » à coup de billions supplémentaires. Deux majeurs raisons, ces estimations et ce plan ne sont pas solides, il s’agit d’une tentative désespérer de sauver l’Euro ou les apparences. Le problème est que les marchés ne croient tous simplement pas à la solidité de l’économie grecque. La Grèce n’est même pas en sursit, « on » a parié sur son default et rien de crédible pas ses nombres aléatoires ne vient s’y interposer.
Mais comment des sommes aussi astronomiques peuvent être levées …par des états eux même endettes à un niveau pharaonique ?
Tout commença avec le changement de notre système monétaire : ce dernier mit les banques au centre de l’économie mondiale, et la monnaie perdit toute référence aux réserves nationales en or. Il s’agit d’une histoire très intéressante qui mérite plus que quelques lignes. Ce changement nous fit passer à une économie de dettes ou la monnaie n’est rien qu’une série de chiffres dans un ordinateur. En effet, ces trillions ne sont en aucun cas palpables. Je laisse des spécialistes vous orientez sur la question.  

L’Afrique a de nouvelle Frontière…pis ce que l’on avait coutume de décrire comme le Sud devient le Nord. Le monde change…

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